Témoignages

C’est l’histoire d’un père qui a été éloigné

de sa fille sans explication...

Un jour, un simple appel des gendarmes : 

« Vous ne devez plus approcher votre enfant. » Il demande pourquoi. Rien. Silence. Même la mère de sa fille ne répond plus. Pendant quatre mois, il vit dans l’angoisse. Il prend un avocat, mais aucun détail ne lui est donné.
Et ce n’est pas seulement lui qu’on implique. Toute sa famille est convoquée : sa compagne, ses beaux-enfants, ses beaux-parents. Tous sont interrogés. Tous sont choqués, pris de court. L’incompréhension est totale. Ils sont bousculés, mêlés à une histoire qu’ils ne comprennent pas.


Puis vient enfin la convocation. On lui révèle les accusations. Le choc est brutal. Et immédiatement après, les gendarmes doivent l’emmener à l’hôpital car il suit un traitement médical important. Mais même pour ça, il est escorté, menotté, entouré de quatre policiers. À l’hôpital, dans la salle d’attente, les regards sont lourds. Les gens ne savent rien, mais ils jugent. Il sent leur peur, leur mépris, leurs murmures. Il est là pour se soigner, mais il a l’impression d’être exhibé comme un criminel.


Après l’hôpital, retour à la gendarmerie. Menotté. Interrogatoire. Il est attaché à un bloc de béton dans la salle. Les questions pleuvent, insistantes, répétitives. Il répond, mais rien ne semble suffire. On le fait douter de lui-même. 
On remet en cause sa parole, sa dignité, son rôle de père.


Puis, la garde à vue. 24 heures. En caleçon. En février. Une cellule sale, glaciale, sans couverture, sans matelas. Il grelotte toute la nuit. Il pense à sa fille, à sa famille, à cette vie qui bascule.


Et quand enfin on lui dit qu’il est innocent… il ne ressent aucun soulagement. Juste un vide. Une colère froide. Parce qu’entre-temps, il a tout perdu. Sa dignité. Son lien avec sa fille. Et la paix.


Aujourd’hui encore, il vit avec ce poids. Cette douleur qu’on ne voit pas. Il pense à sa fille chaque jour. Il espère qu’un jour elle comprendra. Et qu’elle reviendra.

Un jour ,

une chanson d'une maman

Dans cette interminable lutte contre nos bourreaux
Dans cet acharnement, psychologique et injustifié que nous subissons 
J’essaie tant bien que mal à garder la tête hors de l’eau
Parfois je coule et je m’engloutis car à quoi bon ?

Je te regarde et t'admire en photo, en vidéo, et me rappelle chaque instant passer à tes cotés 
Le peu d’appel que j’ai, semble être un peu d’oxygène dans ce monde si lésé 
Mon rôle de maman, comme bafoué, inutile, aseptisé  
Son rôle de papa, comme indispensable, essentiel et renommé

Car elle va bien, elle est heureuse
Autant que mon cœur se creuse
2 minutes d’appel que je garde en apnée 
Se retenir de pleurer pour ne pas l’inquiéter 
Car elle va bien, elle est heureuse
Si rayonnante, si lumineuse 
Moi de mon côté tout est gris
Je me perds et je m’engloutis

Je lutte, encore et encore contre toutes ses calomnies 
Qui me blesse, me froisse, me saigne pendant qu’il jubile  
De mon côté, je digère, j’apprends et rebondis 
La patience qu’on me dit, mais la patience me mutile

Continuer tant bien que mal à encaisser
Je n’y arrive plus, sans toi plus d’orientation
Tout laisser tomber, renoncer, abandonner,
Parfois je coule et je m’engloutis car à quoi bon ?


Car elle va bien, elle est heureuse
Autant que mon cœur se creuse
2 minutes d’appel que je garde en apnée 
Se retenir de pleurer pour ne pas l’inquiéter 
Car elle va bien, elle est heureuse
Si rayonnante, si lumineuse 
Moi de mon côté tout est gris
Je me perds et je m’engloutis

Le néant m’appelle et m’interpelle 
Son vide et sa profondeur m’attire tel un aimant 
Sans toi mon enfant, je n’ai plus d’air, plus d’ailes 
Mon monde se désagrège, je ne suis plus une maman

J’essaie je te jure, ma fille, ma vie, mon miracle
Mais chaque tentative, nous éloignes, divise et je retombe
Je résiste je te jure, ma fille, mon miracle, 
Parfois je coule et je m’engloutis car à quoi bon ?


Car elle va bien, elle est heureuse
Autant que mon cœur se creuse
2 minutes d’appel que je garde en apnée 
Se retenir de pleurer pour ne pas l’inquiéter 
Car elle va bien, elle est heureuse
Si rayonnante, si lumineuse 
Moi de mon côté tout est gris
Je me perds et je m’engloutis

Garder le lien ...

Je suis la maman de trois garçons, aujourd’hui âgés de 16 ans et demi, 16 ans et demi et 12 ans. Je suis séparée de leur père depuis plus de cinq ans. La séparation s’est déroulée dans un contexte très conflictuel, dès et avant mon départ du domicile conjugal.

Dès le début, j’ai souhaité mettre en place une garde alternée. Bien que leur père ait été relativement peu présent dans la vie quotidienne des enfants avant la séparation, je pensais qu’une résidence alternée lui permettrait de profiter davantage d’eux et de construire une relation plus importante avec eux. En février 2021, nous avons d’ailleurs tous les deux formulé une demande en ce sens auprès du juge aux affaires familiales.

Dans l’attente de l’audience prévue en mai 2021, leur père a commencé à récupérer les enfants à la sortie de l’école, ce qu’il ne faisait jamais auparavant. Il les emmenait chez lui sans que cela ait été organisé entre nous. Mon avocate m’avait alors expliqué qu’en l’absence de décision du juge, chacun des parents disposait des mêmes droits concernant les enfants.

Cette période a été particulièrement difficile pour moi. Je me suis retrouvée à plusieurs reprises confrontée à des situations tendues devant l’école, notamment avec mon plus jeune fils, alors âgé de 7 ans, que son père emmenait malgré son attachement à moi à ce moment-là.

J’ai également observé un changement important dans le comportement de l’un de mes fils. Alors qu’avant la séparation nos relations étaient sereines, il a progressivement développé de la colère et du rejet à mon égard. Cette attitude m’a profondément marquée et a été très difficile à comprendre et à vivre pour moi.

Durant les premiers mois de la séparation, les rares fois où je parvenais à récupérer mes enfants étaient particulièrement difficiles. Mes deux aînés, âgés de 11 ans à l’époque, étaient très opposants à mon égard et les échanges étaient souvent conflictuels.

L’ensemble de la communication avec leur père était compliqué. J’ai rencontré de nombreuses difficultés pour récupérer des effets personnels restés au domicile familial, notamment des photographies, des lettres et des documents scolaires auxquels je n’ai toujours pas eu accès à ce jour.

J’ai tenté d’échanger avec certains membres de sa famille afin d’expliquer la situation et d’apaiser les tensions. Cependant, sa mère et sa sœur ont, selon mon ressenti, soutenu systématiquement ses positions et ses comportements à mon égard, y compris en présence de nos enfants.

Dans l’attente de l’audience devant le juge aux affaires familiales, j’ai proposé un calendrier provisoire équitable permettant à chacun de voir les enfants en fonction des contraintes professionnelles de l’autre parent. Cette proposition est restée sans réponse.

À l’approche des vacances de février 2021, j’ai dû passer par mon avocate afin de pouvoir partir avec les enfants comme cela avait été prévu. Les échanges directs avec leur père étaient devenus très difficiles, ses réponses portant davantage sur des reproches à mon encontre que sur l’organisation des enfants. Le jour du départ, malgré un rendez-vous fixé à l’avance,j’ai dû attendre près de deux heures devant le domicile de leur père. Celui-ci refusait initialement de me confier l’un de nos fils. J’ai finalement pu partir avec mes trois enfants.

Pendant le trajet et durant les vacances, les appels téléphoniques du père ont été très nombreux, parfois jusqu’à une quinzaine par jour. Afin de préserver un minimum de sérénité pendant ce séjour, j’ai demandé que les téléphones soient éteints une partie du temps, tout en informant le père de notre arrivée et en permettant aux enfants de le contacter au cours de la semaine.

Grâce à l’intervention d’une personne de sa famille avec laquelle j’entretenais de bonnes relations, j’ai ensuite pu récupérer les enfants certains jours après l’école. Toutefois, leur père venait les rechercher le soir. J’ai parfois pu garder mon plus jeune fils et l’un de ses frères certains week-ends, tandis que l’autre jumeau 
a progressivement refusé de venir sans donner davantage d’explications. Dans ce contexte, chaque moment passé avec mes enfants était précieux pour moi.

J’ai également rencontré de nombreuses difficultés concernant leur suivi psychologique ainsi que la récupération de leurs affaires scolaires. Malgré cela, j’ai tenté d’organiser un accompagnement psychologique pour les enfants.

Lors de l’audience devant le juge aux affaires familiales, j’ai découvert avec stupeur que leur père sollicitait la résidence exclusive des enfants et formulait à mon encontre des accusations de maltraitance. Plusieurs plaintes avaient été déposées, portant notamment sur des faits que je conteste formellement. J’ai également constaté que l’un de mes fils avait tenu des propos me mettant en cause lors de séances psychologiques. Le suivi a finalement été interrompu par le père après trois rendez-vous. 

Cette période a été particulièrement éprouvante pour moi, tant sur le plan émotionnel que dans l’exercice de mon rôle de mère, alors que je cherchais avant tout à maintenir le lien avec mes trois enfants et à les protéger de cette séparation. 

Face aux difficultés grandissantes pour voir mes enfants et aux accusations portées contre moi, mon avocate, spécialisée dans les droits de l’enfant, m’a conseillé de saisir le juge des enfants par le biais d’une demande d’assistance éducative. Cette démarche représentait un risque important, puisqu’elle pouvait théoriquement conduire à un placement des enfants, mais je ne voyais plus d’autre solution pour que la situation soit examinée de manière approfondie.

Quelques jours après l’audience devant le juge aux affaires familiales, j’ai été reçue par le juge des enfants. Contrairement à l’enquête sociale évoquée lors de l’audience JAF, qui reposait essentiellement sur des visites à domicile, le juge des enfants a ordonné une mesure d’investigation éducative de six mois impliquant plusieurs professionnels : assistante sociale, éducatrice et psychologue. J’ai ressenti pour la première fois que la complexité de la situation était entendue.

Lorsque la décision du juge aux affaires familiales est tombée en juin 2021, le père a obtenu la résidence principale des enfants pour une durée provisoire de six mois. Cette décision a été un choc immense pour moi. Après avoir assumé pendant des années l’essentiel de leur éducation, de leur scolarité, de leur suivi médical, des activités, de l’organisation du quotidien et de la gestion du foyer, je ne comprenais pas comment une telle décision avait pu être prise. Mon avocate m’a alors encouragée à prendre soin de moi et à entreprendre un suivi psychologique afin de traverser cette période particulièrement difficile.

Malgré cette épreuve, je me suis accrochée au fait que je pouvais continuer à voir mes enfants un week-end sur deux et pendant la moitié des vacances scolaires. J’ai décidé de profiter pleinement de chaque moment passé avec eux tout en coopérant avec les professionnels chargés de la mesure d’investigation.

Au fil des mois, les intervenants ont rencontré séparément chaque parent puis observé les relations avec les enfants. De mon côté, j’ai continué à documenter les événements : rendez-vous non honorés pour les enfants, absence d’informations concernant leur scolarité, documents administratifs non transmis, échanges de courriels et éléments me semblant importants pour comprendre la situation.

Progressivement, les professionnels ont relevé des incohérences entre certains discours et la réalité observée. Ils ont également constaté plusieurs difficultés concernant le suivi psychologique, médical et scolaire des enfants. Pendant cette période, j’ai toujours veillé à ne pas dénigrer leur père auprès d’eux ou des intervenants. Je me suis attachée à rester factuelle et centrée sur les besoins des enfants malgré les accusations répétées dont je faisais l’objet.

Cette expérience m’a appris combien il est important, dans ce type de conflit, de conserver son calme, de ne pas répondre sous le coup de l’émotion et de s’appuyer sur les faits plutôt que sur les accusations. Avec le recul, je mesure le chemin parcouru. Même si cette période a été extrêmement éprouvante, elle m’a permis de retrouver progressivement confiance en moi, de me reconstruire et de préserver le lien avec mes enfants.

En janvier 2022, à l’issue de la mesure d’investigation, j’ai récupéré la garde alternée de mes trois enfants. Une mesure d’AEMO (Aide Éducative en Milieu Ouvert) a également été mise en place afin d’accompagner la famille. Cette décision a représenté un immense soulagement pour moi. Après plusieurs mois de séparation et de difficultés, j’avais enfin le sentiment de pouvoir reconstruire une relation stable avec mes fils et avancer vers une nouvelle organisation familiale.

L’année 2022 s’est globalement bien déroulée. J’ai progressivement retrouvé mes repères avec les enfants et nous avons pu profiter des temps passés ensemble. Durant cette période, nous avons été suivis par une éducatrice dans le cadre de l’AEMO. Plusieurs rendez-vous ont eu lieu avec les parents et les enfants.

À l’issue de cette mesure, en janvier 2023, l’AEMO a été levée. Lors des derniers échanges avec les professionnels, j’avais pourtant exprimé mes inquiétudes concernant la poursuite d’une coparentalité apaisée une fois le suivi terminé. Quelques mois après la fin de la mesure, les difficultés relationnelles ont effectivement réapparu. J’ai notamment constaté que les enfants étaient régulièrement interrogés sur ce qui se passait à mon domicile et que les tensions entre les parents demeuraient importantes.

Parallèlement, le comportement de l’un de mes jumeaux a commencé à évoluer de manière préoccupante. J’ai observé davantage de colère, d’agressivité et une faible tolérance à la frustration. À mon domicile, il était souvent difficile de maintenir un cadre éducatif cohérent. Chaque retour de résidence nécessitait plusieurs jours d’adaptation avant de retrouver un fonctionnement plus apaisé. Cette situation générait des tensions importantes au sein de la fratrie ainsi qu’entre mon fils et moi.

En janvier 2024, au retour des vacances de Noël, ce même enfant a refusé de revenir à mon domicile alors que la semaine de résidence prévue par le jugement devait débuter. Face à cette situation, j’ai contacté les forces de l’ordre afin de signaler que la décision judiciaire n’était pas respectée.

Je me suis rendue à la gendarmerie avec mes deux autres enfants. J’y ai expliqué l’existence du jugement et le fait que l’un de mes fils refusait de rejoindre mon domicile malgré les modalités fixées par la justice. À l’issue de cet échange, mon fils n’est pas revenu avec moi. J’ai vécu cette situation comme un profond sentiment d’impuissance et de manque de soutien face aux difficultés que je rencontrais.

Après avoir informé mon avocate, j’ai déposé une plainte pour non-représentation d’enfant. Cette semaine-là, j’ai accueilli seulement deux de mes trois enfants. Cette absence a été très douloureuse pour moi en tant que mère. Malgré cette tristesse, la vie quotidienne au domicile était alors plus apaisée, les tensions et conflits étant devenus très importants avec ce fils dans les mois précédents.

La semaine suivant le premier refus de retour de mon fils à mon domicile, une nouvelle difficulté est survenue lors du changement de résidence prévu par le jugement. Alors que mes deux autres enfants étaient présents, leur père a de nouveau refusé que je récupère mon fils.

Face à cette situation, j’ai tenté de faire valoir la décision judiciaire et j’ai contacté les gendarmes afin de signaler les faits. Pendant cet échange téléphonique, une scène particulièrement éprouvante s’est produite. Alors que je me trouvais à proximité du véhicule dans lequel se trouvait mon fils, leur père a démarré et effectué plusieurs manœuvres alors que j’étais encore debout à côté de la voiture. Craignant pour ma sécurité, j’ai finalement préféré m’écarter du véhicule.

Les gendarmes ont malgré tout décidé d’intervenir. Ils se sont rendus à mon domicile afin de recueillir mon témoignage et celui de mes deux autres enfants, qui avaient assisté à la scène. Leur écoute et leur attitude bienveillante ont été rassurantes dans un contexte particulièrement difficile.

Dans la soirée, mon fils m’a appelée. Il m’a expliqué qu’il ressentait le besoin de prendre de la distance. Je lui ai répondu que je comprenais ses émotions, mais que les décisions concernant son lieu de résidence relevaient de la responsabilité des adultes et devaient être prises dans le respect du cadre fixé. Je lui ai également indiqué qu’il pouvait reprendre contact avec moi lorsqu’il le souhaiterait.

Quelques heures plus tard, mon fils est finalement revenu à mon domicile. J’ai ressenti un immense soulagement en le retrouvant. Nous avons pu échanger longuement et calmement. Je lui ai exprimé combien il m’avait manqué et combien il était important pour moi, tout comme ses frères. Nous avons parlé de la manière de gérer les émotions, de l’importance du dialogue et du respect mutuel lorsque des tensions apparaissent.

Au cours de cette discussion, mon fils m’a confié certains ressentis concernant sa place auprès de son père. J’ai choisi d’accueillir sa parole sans jugement et de considérer ce retour comme une occasion de repartir sur de nouvelles bases. Cette soirée a marqué pour moi un moment important de reconstruction du lien entre mon fils et moi.

Au cours de l’été 2024, alors que les relations avec mes enfants semblaient relativement apaisées, j’ai organisé pour l’un de mes jumeaux, à l’occasion de ses 15 ans, une activité qu’il souhaitait réaliser depuis longtemps : une sortie de descente en VTT encadrée par un moniteur. Durant toute la journée, il s’est montré enthousiaste, heureux et fier de partager cette expérience avec moi et ses frères.

Cependant, après avoir envoyé à son père une vidéo de cette activité et échangé avec lui par téléphone, son comportement a brusquement changé. À notre retour à la location, il est devenu particulièrement agressif, provocateur et colérique à mon égard ainsi qu’envers son petit frère. Cette situation m’a profondément interrogée car elle contrastait fortement avec l’état d’esprit dans lequel il se trouvait quelques instants auparavant.

À la rentrée scolaire, la situation s’est progressivement dégradée. L’un de mes fils a effectué une période de stage au sein de l’entreprise de son père, ce qui a conduit celui-ci à venir quotidiennement à mon domicile pour le récupérer et le déposer. J’ai constaté une augmentation des tensions familiales durant cette période.

En septembre 2024, un incident particulièrement marquant s’est produit à mon domicile. Alors que mon fils refusait d’obéir à certaines règles du quotidien, il est entré dans une colère importante. Au cours de cet épisode, il m’a poussée et serré fortement les bras. Peu après, son père est arrivé devant mon appartement alors qu’il n’avait jusque-là jamais pénétré dans l’immeuble. Une altercation a alors eu lieu sur le palier. Au cours de celle-ci, j’ai reçu un coup de tête de sa part en présence des enfants.

Après cet incident, les forces de l’ordre ont été appelées. Dans un premier temps, elles intervenaient à la suite d’un signalement effectué par le père. Lorsque j’ai pu exposer les faits et montrer les marques visibles sur mes bras, une seconde patrouille est intervenue. Les enfants présents ont également été entendus. Il m’a alors été conseillé de consulter un médecin afin de faire constater les blessures et l’impact psychologique de cet événement. Cette situation a été extrêmement éprouvante pour moi.

Quelques semaines plus tard, début octobre 2024, mon fils a cessé de venir à mon domicile malgré les modalités prévues par la résidence alternée. Il a ensuite porté des accusations de maltraitance à mon encontre. J’ai vécu cette situation avec une immense détresse, ne comprenant pas cette évolution alors que je m’étais toujours investie auprès de mes enfants.

Parallèlement, en juin 2024, nous avions de nouveau été convoqués devant le juge des enfants à la suite des difficultés récurrentes concernant l’exercice de la résidence alternée. Lors de cette audience, le juge a rappelé que la question n’était pas de déterminer si j’étais une bonne ou une mauvaise mère puisqu’on l’avait déjà prouvé mais d’évaluer les conséquences du conflit parental sur les enfants. Une seconde mesure d’AEMO a alors été ordonnée. Le suivi a débuté à l’été 2024 avec une assistante sociale et une éducatrice.

À partir de cette période, les refus répétés de présentation de mon fils lors de mes semaines de résidence se sont multipliés. J’ai alors été contrainte d’effectuer régulièrement des démarches et signalements afin de faire constater le non-respect des décisions judiciaires et de tenter de préserver le lien avec mon enfant.

Durant toute cette période, j’ai continué à participer à l’ensemble des rendez-vous proposés par les services sociaux. J’ai également poursuivi mon travail de documentation en conservant les courriels, messages et différents éléments me paraissant utiles à la compréhension de la situation.

Les professionnels ont tenté à plusieurs reprises de rétablir le lien entre mon fils et moi, notamment par des rencontres en lieu neutre. Toutes ces tentatives ont malheureusement échoué. Malgré la douleur liée à l’absence de mon fils, j’ai choisi de me concentrer sur mes deux autres enfants et de poursuivre mon propre travail de reconstruction. J’ai bénéficié d’un accompagnement personnel qui m’a aidée à retrouver progressivement de la sérénité. Je me suis également investie dans des objectifs sportifs et personnels qui m’ont permis de reprendre confiance en moi et de maintenir un équilibre pour continuer à assumer mon rôle de mère.

Au fil des mois, les services sociaux ont pris conscience de la complexité de la situation mais n’ont pas réussi à trouver de solution permettant de restaurer les relations entre mon fils et moi. Face à l’absence d’évolution, une nouvelle audience devant le juge des enfants a été fixée au 23 janvier 2025.

Lors de cette audience, les enfants ont été entendus puis les parents à leur tour. Le père a évoqué la plainte déposée par notre fils et une médiation familiale a de nouveau été préconisée. Une nouvelle mesure d’AEMO a été ordonnée pour une durée d’un an.

Pourtant, dès la semaine suivante, alors que je devais récupérer mes enfants conformément au jugement, ceux-ci ne m’ont pas été présentés. J’ai alors déposé une plainte pour non-représentation d’enfants concernant cette fois mes trois garçons. Une nouvelle éducatrice a été désignée et a tenté, avec l’assistante sociale, de rétablir les échanges et les rencontres. Malgré leurs efforts, aucune solution concrète n’a pu être mise en place. Même lorsque les professionnelles se sont déplacées au domicile du père, les enfants n’ont pas été contraints de venir.

Cette période a été particulièrement difficile à vivre. J’avais le sentiment que malgré les décisions judiciaires, les interventions des services sociaux et les plaintes déposées, la situation restait bloquée. J’ai également découvert qu’une plainte que j’avais déposée pour des faits de violence n’avait pas été transmise au service compétent en raison d’une erreur administrative, ce qui a renforcé mon sentiment d’impuissance.

En juin 2025 s’est tenue l’audience pénale concernant la plainte déposée par mon fils. Lors de cette audience, j’ai pu expliquer que les faits qui m’étaient reprochés ne correspondaient pas aux périodes durant lesquelles les enfants étaient effectivement à mon domicile. J’ai également indiqué que mon fils avait continué à venir chez moi après les faits allégués. J’ai constaté qu’aucun élément matériel significatif n’était présenté pour étayer les accusations, hormis une photographie non datée et une légère éraflure.

Au cours des débats, j’ai répondu aux questions du tribunal et exposé ma version des faits. Le père a sollicité une indemnisation financière au titre d’un préjudice moral pour lui-même et les enfants. La magistrate a précisé que cette demande ne serait pas examinée dans ce cadre. L’affaire a été mise en délibéré avec une décision annoncée pour le 22 septembre 2025.

 

Avant la décision du JAF, les services sociaux avaient réussi à organiser des temps de repas avec mon plus jeune fils.

La première rencontre a été compliquée. Elle s’est déroulée au collège, en présence de l’assistante sociale scolaire. Mon fils était dans l’opposition, dans la colère. Je suis ressortie de ce moment à la fois bouleversée et soulagée de l’avoir vu.

La seconde rencontre s’est déroulée beaucoup mieux, contre toute attente. Nous avons mangé ensemble dans le bureau de l’assistante sociale du collège. J’avais apporté un jeu de Skyjo et nous avons joué tous les deux. Pendant quelques instants, nous avons retrouvé quelque chose de simple et d’apaisé.

Après des mois de tensions, de procédures et de séparation, ce moment avait une valeur immense pour moi.
J’ai retrouvé mon fils ce jour-là souriant, ouvert et apaisé. Il m’a laissée l’approcher, l’embrasser et même le serrer dans mes bras. Après des mois de tensions et de rejet, ce moment avait une valeur immense pour moi.

Plusieurs rencontres positives ont suivi. Petit à petit, j’avais l’impression de retrouver mon enfant. Nous arrivions à échanger, à rire parfois, à partager des moments simples.

Mais après les vacances de Noël, durant lesquelles je ne l’ai pas vu pendant trois semaines, j’ai retrouvé un enfant à nouveau fermé, distant, dans la colère et l’opposition. Comme s’il ne s’autorisait plus à venir vers moi ni à montrer de l’affection.

Je pensais pourtant que la nouvelle décision du juge aux affaires familiales du 26/12/2025 qui a octroyé au père la garde principale et des DVH libre pour un de mes enfants,un DVH classique 1 week-end sur deux et la moitié des vacances plus tous les jeudi midi hors vacances scolaires pour mon plus jeune allait enfin permettre de rétablir les liens avec mes garçons.

Mais un nouveau choc m’attendait.

Le premier vendredi correspondant à mon droit d’hébergement, ni l’un de mes jumeaux ni mon plus jeune fils n’ont accepté de venir avec moi. Le rendez-vous avait été fixé devant la gendarmerie afin d’éviter tout conflit suite à la décision judiciaire.

J’ai tenté de leur parler calmement, de leur expliquer que cette organisation avait été décidée par le juge, que je voulais simplement pouvoir passer du temps avec eux. Mais ils ont refusé.

Nous sommes alors passés par la gendarmerie.

Une nouvelle fois, on m’a expliqué qu’on ne pouvait pas les forcer à venir avec moi.

Je suis repartie sans mes enfants.

J’ai de nouveau déposé plainte pour non-représentation d’enfants.


À travers toutes ces années de procédures, d’enquêtes, de suivis éducatifs et de démarches judiciaires, mon objectif est toujours resté le même : préserver le lien avec mes enfants et retrouver une relation apaisée avec eux malgré les conflits et les difficultés rencontrées.

Impuissante 

En 2007 je fuis un mariage forcé. J’ai un petit garçon de 4 ans. Je m’installe en résidence universitaire pour poursuivre mes études.

Je rencontre Monsieur à l’université, durant l’année scolaire 2007-2008. 
Il emménage dans mon appartement universitaire en 2009.
Nous nous pacsons le 4 juin 2013.
Nous avons un petit garçon le 23 mars 2016.
Nous achetons une maison le 21 septembre 2017.
Nous allons à l’étranger en décembre 2020 et revenons en France en 2022.

Eté 2024, Monsieur propose de nous séparer. 

8 septembre 2024, après une altercation avec Monsieur, j’appelle le 3919 qui me conseille de me rendre chez un médecin ainsi qu’au planning familial.

9 septembre 2024, j’ai rendez-vous avec le psychiatre qui m’a suivie après la naissance de ma fille pour dépression post-partum.

10 septembre 2024, je suis reçue dans les locaux du planning familial. Ces derniers me transfèrent au CIDFF.

12 septembre 2024, je commence le suivi au CIDFF (rendez-vous psychologue, groupe de paroles et ateliers).

27 novembre 2024, je fais une déposition au commissariat de police.

28 novembre 2024, la police me demande de me rendre aux urgences pour faire constater mes éventuelles blessures.

30 novembre 2024, un certificat est dressé par les urgences, qui lancent également une information préoccupante concernant les enfants.

20 décembre 2024, je transforme la déposition en plainte.

Décembre 2024, Monsieur, ma sœur et mon beau-frère sont entendus par les services de police.

Janvier 2025, je suis contactée par l’EDES qui commence les investigations de l’enquête sociale.

4 janvier 2025, Monsieur déménage du domicile conjugal mais refuse de me rendre le double des clés car c’est toujours chez lui, il est toujours propriétaire de cette demeure.

1er février 2025, je suis victime d’un cambriolage.

5 mars 2025, une altercation éclate entre Monsieur et moi au sujet de la déclaration erronée pour l’assurance habitation faite par Monsieur et les répercussions sur l’indemnisation du cambriolage. Je finis par lancer un « je vais t’égorger ». Il me retire les enfants immédiatement. Je ne peux rien faire car il n’y a aucun jugement en vigueur.

Mars-avril 2025, mon avocate demande une audience à brève délai pour statuer sur la jouissance du domicile, la garde des enfants et la mise en place d’une expertise psychologique.

5 mai 2025, un jugement provisoire est rendu fixant une garde alternée, avec jouissance du domicile familial pour madame et une expertise psychologique à faire pour toute la famille.

30 septembre 2025, l’expert psychologique rend son rapport. Un rapport effectué après 30 min d’entretien, non documenté, avec des erreurs factuelles sur les expériences et diplômes des uns et des autres. L’audience prévue le 2 octobre est reportée au 4 décembre 2025.

4 décembre 2025, l’audience devant le JAF se tient. Monsieur demande une résidence fixe sur base du rapport d’expertise effectué après un entretien unique de 30 min pour chaque partie.

Je demande une garde alternée et produit mes dossiers médicaux. 

5 décembre 2025, Monsieur m’envoie un message pour s’arranger sur le mode de garde et m’explique qu’il a demandé une garde exclusive, par bienveillance, afin que je puisse me reposer. 

8 décembre 2025, une audience est tenue devant le juge des enfants. L’enquête sociale avait conclu à une assistance éducative administrative. Monsieur avait refusé. J’avais accepté. À la suite du refus de Monsieur, le dossier a été transféré au juge des enfants, qui a prononcé l’aide éducative.

8 janvier 2026, le jugement JAF définitif est rendu. Monsieur est débouté de ses demandes. La garde est alternée.

27 février 2026, la police convoque mes enfants de 9 et 6 ans pour une audition prétendument suite à ma plainte.

A la fin de l’audition de ma fille, on me remet une convocation pour le 4 mars 2026 à 10h00.

4 mars 2026, j’arrive en avance au poste de police. Je suis placée en garde à vue. Monsieur a porté plainte contre moi. Ma fille aurait dit à la police que je l’avais giflé et qu’elle m’avait vu gifler son père.

Je donne instructions qu’on contacte ma sœur pour s’occuper des enfants. 

Je suis libérée en fin de journée avec une convocation en correctionnel le 2 février 2027.

J’apprends que Monsieur est passé récupérer les enfants peu après mon départ le matin pour le commissariat et qu’il était informé depuis le lundi de ma garde à vue le mercredi. 

Depuis le matin du 4 mars 2026 je n’ai plus revu les enfants. 

Monsieur les dit en danger et prétend avoir reçu conseil du parquet, de la police et des services sociaux, de ne pas me les rendre.

J’ai demandé à l’école de pouvoir les récupérer le soir à mon tour de garde. Ils m’ont dit être informés de la situation et que si j’y allais, ils alertaient le père. J’y ai donc renoncé.

J’ai déposé plainte pour non-présentation d’enfant le mercredi 11 mars 2026.

J’ai écrit au juge des enfants et saisi le JAF pour faire appliquer le jugement.

J’ai contacté les services de police pour m’accompagner récupérer les enfants le mercredi 25 mars 2026. Ils m’ont accompagné, ont discuté avec le père mais n’ont pu me rendre les enfants.

J’ai demandé les relevés d’absences des enfants. Sur le mois de mars, le directeur de l’école m’indique que mon fils a été absent 12 demi-journées.

Sur avril, les enfants sont absents les 2 jours précédents les vacances de Pâques (journées où les enfants sont censés être avec moi). Ils étaient également absents à la rentrée (il s’agit encore de mes jours de garde).

L’AEMO a débuté son travail. Ils me reçoivent en entretien le 7 avril 2026. Monsieur ne se présente pas à sa convocation. Il sera reçu le mardi 5 mai 2026 avec les enfants. 

Je contacte l’AEMO le mercredi 6 mai 2026 pour prendre des nouvelles de mes enfants. L’éducatrice me fait savoir que la déscolarisation des enfants pendant mon tour de garde est confirmée, et que Monsieur a lancé une procédure pour faire modifier le jugement. Afin que les enfants puissent être remis à l’école, je dois écrire au juge des enfants et lui préciser que je renonce à récupérer mes enfants pendant mon tour de garde.

Ce même mercredi 6 mai 2026, j’avais préalablement programmé un constat d’huissier pour le passage de bras au domicile de Monsieur, à 19h00. 

Monsieur ne répond pas à la sonnette ni à mon SMS. L’huissier l’appelle sur son téléphone portable. Monsieur répond qu’il ne s’attendait pas à ce que je me présente à son domicile puisqu’il avait été convenu que l’AEMO me fasse passer le message selon lequel je devais arrêter de mettre la pression en voulant récupérer les enfants à mon tour de garde, que cela générait du stress chez les enfants, qui ne pouvaient se résoudre à aller à l’école pendant mes jours de garde.

J’ai revu deux fois mes enfants.

Une fois en allant les récupérer au portail de leur père. Mon fils était amorphe, le regard vide. Il n’arrivait pas à parler, à articuler. Il avait arrêter les activités extra-scolaires.

Une deuxième fois, à la demande de ma fille, qui m’a appelé via l’application Discord de sa tablette. Elle souhaitait qu’on puisse se voir en physique pour au moins se toucher les mains à la grille, que cela commençait à durer et qu’elle aimerait bien faire 2 dodos chez papa, 2 dodos chez maman. 

A cette occasion, j’ai vu mon fils. Ce dernier m’a dit subitement et froidement qu’il ne voulait plus jamais revenir à la maison, qu’il ne voulait plus jamais me voir. 

Le soir même ma fille me renvoie un message vocal me disant que finalement elle préfère rester beaucoup avec papa et moins avec maman.


 FAITS A RELEVER

Concernant les forces de l’ordre : 

- Lorsque je me suis présentée pour porter plainte, ils ne voulaient pas prendre la plainte. J’ai dû insister. 

- Ils ont refusé de noter certaines violences considérant que seules les violences physiques devaient être consignées. 

- Ils m’ont dit que les menaces de mort tout le monde en lançait en l’air tous les jours, qu’on n’allait pas pour autant enfermer tout le monde.

- Ils ont refusé de prendre les documents (photos, certificats médicaux…). Ils m’ont dit « Gardez les précieusement ».

- Je n’avais pas porté plainte la première fois. Le CIDFF m’a expressément demandé de transformer la déposition en plainte sans quoi ils considéraient que je n’étais plus en mesure de protéger mes enfants et que cela pouvait les amener à prendre des mesures à mon encontre. Je suis allée transformer ma plainte. La police ne voulait pas que je le fasse, au motif que le procureur avait déjà saisi le dossier. J’ai dû insister. 

- Monsieur est convoqué pour être entendu. Il repart au bout d’une petite heure d’audition. L’OPJ lui aurait dit ne rien avoir à craindre des plaintes de bonnes femmes et lui aurait même tendu sa carte de visite pour l’appeler s’il en ressentait le besoin. 

- Ma fille de 6 ans est auditionnée. Les conditions de l’audition me semblent irrégulières (pas de vidéo, pas de tierce personne, OPJ non formé à l’audition de mineurs). Ma fille me dit que l’OPJ lui aurait dit « soit papa ment, soit maman ment mais moi je pense que c’est maman qui ment ».

- Mon fils de 23 ans est auditionné. Quand il commence à émettre des réserves sur des éléments de la plainte déposé par son beau-père, l’OPJ lui rétorque que Monsieur étant autiste asperger, il n’a pas le profil du manipulateur et que les doutes de mon fils sont infondés. L’OPJ fait signer mon fils sans lui lire ni lui montrer ce qu’il signe. Mon fils est mal à l’aise à l’idée de signer sans pouvoir lire ce qui a été retranscrit par l’OPJ mais n’ose pas le mentionner à une personne dépositaire de l’autorité. 

- Pendant ma garde à vue, j’avais demandé que l’OPJ contacte ma sœur pour qu’elle s’occupe des enfants. Selon les dires de mon fils de 23 ans, après mon départ pour le commissariat, Monsieur s’est présenté à mon domicile, lui aurait dit qu’il savait depuis le lundi matin que je serai en garde à vue le mercredi, qu’il venait à ce titre récupérer les enfants et en a profité pour voler des affaires dans le garage. 


Concernant les faits reprochés : 

- Ma fille n’a jamais évoqué ce qu’elle a dit en audition. Jamais. Il y a eu une enquête sociale, cela n’est jamais ressorti. Il n’y a rien dans l’expertise psychologique.

- Monsieur n’a jamais évoqué le moindre danger de la mère pour ses enfants, n’a jamais mentionné de violences physiques que je lui aurai assénées. Il y a eu un JAF, un juge des enfants, une enquête sociale, une expertise psychologique. Rien. 

Et d’un coup, bizarrement après avoir été débouté sur la garde exclusive telle qu’il l’entendait, après que ma fille ait fait cette audition, il y a des photos de blessures que personne n’a jamais vu. Des coups et blessures, du harcèlement moral, des menaces de mort réitérées. 

Monsieur a expressément déclaré dans cette expertise psychologique qu’il brandit, qu’il n’y a pas de violences…

Il n’a jamais avancé devant le JAF qu’il voulait les enfants à cause d’un danger avec leur mère. Il a demandé la garde parce qu’une expertise de 30 min le disait plus compétent que la mère. 

Aujourd’hui, il retient les enfants en toute illégalité, au motif que les enfants sont en danger. Les faits se serait produits entre la décision du JAF en janvier et l’audition de ma fille en février ?? Absolument pas. Sa plainte parle de faits entre 2020 et 2026.

- Les enfants sont stressés à l’idée d’être récupérés par leur mère ?? Depuis quand ? Depuis qu’ils sont retenus par leur père ? 

Les photos de l’année 2025 que j’ai produites devant le JAF montrent des enfants parfaitement heureux dans une nouvelle famille recomposée, des enfants qui font des activités, qui sont au contact d’autres enfants.

Pour rappel, la première demande devant le JAF en mai 2025 était une demande de garde alternée de deux jours et demi car les enfants ne supportaient pas la séparation avec l’un des parents. 

- J’ai moi-même évoqué des violences du père sur les enfants lors de ma plainte de novembre 2024. Cette plainte a étrangement été classée non pas en violences intrafamiliales mais en violences conjugales. Je n’en avais pas saisi la différence à l’époque. Mes allégations de violences sur les enfants ont été corroborées par d’autres adultes ayant été hébergés plusieurs mois dans notre maison pendant l’année précédant ma plainte de novembre 2024. 

Divorce et manipulation,

le combat d'une mère pour ses enfants

Après 13 ans de mariage, durant lesquels j’ai subi de la manipulation psychologique et physique, je n’ai jamais eu la possibilité de gérer les finances. Dès que je dépensais de l’argent pour un cadeau ou un plaisir personnel sans qu’il le sache, il se vengeait. Sans compter ses relations extraconjugales, dont il ne se sentait pas responsable.

Lorsque j’ai demandé le divorce, il m’a répondu : « Tu as déclaré la guerre, tu vas l’avoir, et je vais te finir. » Il a commencé par éloigner mes enfants, âgés de 9 ans pour mon fils et 6 ans pour ma fille. Dès ma demande de divorce, il a manigancé pour retourner toutes nos connaissances communes contre moi, me faisant passer pour folle et jalouse, tout en me menaçant. Face à cela, j’ai décidé de me rapprocher de mes parents pour offrir un point de repère aux enfants. Comme nous n’avions pas encore d’ordonnance, il a profité de notre déménagement pour ne plus me rendre les enfants.

Malgré une ordonnance de droit de visite classique, il a refusé pendant un an de me laisser voir mes enfants. Je me rendais à Saint-Étienne pour les récupérer (durant mes temps de garde) et je me retrouvais face à leur père, sa compagne et les enfants qui me filmaient, me dénigraient, me menaçaient, m’insultaient et me crachaient dessus, parfois en présence d’amis à lui.

Suite aux différentes procédures :

  • J’ai déposé une plainte pénale pour violences physiques et non-présentation d’enfants, ce qui a conduit à une première condamnation, puis à une nouvelle condamnation en appel.
     
  • Une mesure d’investigation a été mise en place. Ou le double comportement du papa et de sa compagne a bien été détecté mais pas pris en compte par le juge des enfants et les éducateurs de la mesure AEMO.
     
  • Les visites médiatisées m’ont enfin permis de voir mes enfants. Au début, c’était seulement 2 heures tous les 15 jours. Il a été difficile de passer de 2 heures à un après-midi, puis à une journée. Cependant, les éducateurs présents ont constaté que j’étais saine d’esprit.
     
  • L’AEMO a duré 4 ans. Cela a été bénéfique, car j’ai pu emmener mes enfants chez moi, l’éducatrice jouant son rôle de médiatrice sans brusquer les enfants. Cependant, cela a été mal vécu, car l’éducatrice me percevait comme celle qui mentait, considérant que les problèmes découlaient de mon comportement. En face, il y avait le père, sa compagne et les enfants, qui tenaient tous le même discours, tandis que moi, j’étais seule.

Aujourd’hui, je dois faire face au départ de mes enfants pour le Maroc, car il a décidé de s’y installer. Divorcer de ce type de personne n’est en aucun cas une libération, car ils se servent de la justice pour nous anéantir.

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